Le blog Tyeko, infos, points de vue et études de cas

En 2020, Tyeko étoffe sa gamme de services

Depuis quelques mois, Tyeko travaille pour étoffer sa gamme de prestations. La nouveauté pour 2020, c’est l’arrivée du diagnostic technique relatif à la présence de gaz radon dans les immeubles d’habitation.

Après une formation dispensée par le spécialiste risques naturels et coordinateur radon de l’association Approche-Ecohabitat, Patrick Debaize, nous allons pouvoir effectuer ces diagnostics en toute confiance.

Tyeko, fait d’ores et déjà partie du « Groupe radon », regroupant une douzaine de spécialistes, professionnels de l’habitat, des économies d’énergies, des matériaux de construction biosourcés ou de la qualité de l’air intérieur.

De nombreuses personnes commencent à savoir que le radon est présent dans les bâtiments et à s’en préoccuper. "Du radon, du radon", nos anciens disaient "qu’il y en a toujours eu, alors, ce n’est pas utile de s’en inquiéter !".

Evolution récente de notre mode de vie

L’interrogation et parfois l’inquiétude, s’il y a inquiétude, ne doit pas venir que du seul radon. En effet, le temps passé moyen par les Français dans un espace clos est en moyenne de 80 % par jour. Autrefois la situation était différente, avec une vie extérieure plus importante. Par la suite, les bâtiments d’habitation ont évolué. Rappelons-nous des portes et fenêtres à « vents coulis ». Et quand la cheminée fonctionnait, il n’était pas rare de devoir ouvrir une porte. Donc, notre mode de vie a considérablement changé en 50 ans. Et comme si cela ne suffisait pas, nous avons, en plus de la diminution de nos activités extérieures, changé notre mode de vie à l’intérieur dans nos logements. Là, les intérieurs ont changé, nous avons petit à petit, supplanté les badigeons à la chaux par de la peinture glycéro, remplacé nos meubles en bois par du mobilier en composite, recouvert nos parquets de chêne par des produits manufacturés pour agrémenter nos intérieurs. Ainsi, revêtement de sols stratifiés à clips, peintures à composés organiques volatiles (COV), meubles « en bois reconstitué », ont successivement remplacé des objets et des produits naturels. Du fait, notre intérieur, en quelques années, s’est mis à cumuler la pollution extérieure (plus ou moins importante suivant les lieux) et celle liée à l’usage intérieur et à son équipement.

Tout cela aujourd’hui est en train d’évoluer, bien sûr, et pour aller dans le bon sens.

Le radon, qu'est-ce que c'est ?

Le radon est un gaz, qui se dissout dans l’air… donc si l’on renouvelle cet air, on élimine le gaz en question (voir La question du radon : présentation générale et présence en France).

Pour autant, il y a toujours de nombreux réfractaires à la ventilation mécanique contrôlée (VMC), celle-ci étant aux yeux de beaucoup source de perte de chaleur, de courants d’air, de risques d’incendie et j’en passe. C’est évident, nous sommes devenus plus sensibles. Les différentes mesures prises pour réduire les consommations d’énergie conduisent souvent à fermer le plus possible de robinets de déperdition. Et hélas, la ventilation en est un. Lorsque des habitants font réaliser des travaux qui apporteront des économies d’énergies dans leur logement, il y a souvent un thème qui est mis de côté : le renouvellement de l’air. Pourquoi ? Pourquoi ne vouloir respirer que de l’air confiné, rempli d’humidité, de moisissures, de COV, de fumées de tabac, d’encens, de parfums industriels, etc. ? Pourquoi ?

Un jour peut-être trouverons-nous la formule magique qui débloquera la situation ? Ce qui est sûr c’est que nos anciens vivaient davantage dans un air renouvelé que nous, même si c’était parfois indépendant de leur volonté !

Nous ne sommes pas obligés de rester vivre dans les miasmes du confinement intérieur. Certains confondent encore isolation et étanchéité. Ce n’est pas parce que l’on isole que cela devient étanche et réciproquement. Améliorer l’étanchéité de son logement a du sens pour réduire les fortes (voire très fortes) déperditions lorsque les conditions climatiques se dégradent. Conserver un renouvellement de son air hygiénique en a un aussi. Non seulement cela va permettre d’évacuer la plus grande partie de la vapeur d’eau produite dans le logement (respiration, cuisine, douche) mais aussi entraîner vers l’extérieur les émissions type COV de notre mobilier. Il faudra aussi éviter les condensations intérieures qui aident certaines moisissures à se développer, et favorisent le développement de maladies respiratoires comme l’asthme. Une bonne ventilation, réalisée de façon intelligente et en parfaite adéquation avec la topologie du logement sera un atout majeur dans le processus de conservation du bâtiment qui nous abrite. N’est-ce pas important ?

Alors, qu'en est-il du radon là-dedans ? Il fait partie des polluants intérieurs de l’habitat et possède un risque de provoquer et accentuer le cancer du poumon.

radon-circuit-respiratoire.jpg

Quelques éléments à connaitre sur le radon... Il n’y en a pas partout. Et comment fait-on pour le savoir, le détecter ? Il suffit de poser un dosimètre pendant 2 mois en période de chauffe et on le sait c’est aussi simple que cela !

radon-schema-sol.jpg

Et quel rapport avec l’étanchéité et la ventilation, me direz-vous ? Premièrement, quand on fait réaliser des travaux d’étanchéité, on pense surtout aux murs, portes et toiture, rarement au sol. Pourtant c’est par là que passe le radon. Ensuite, le renouvellement de l’air hygiénique permet aussi d’évacuer le radon (ou au moins une partie).

En conclusion : traiter le radon, c’est aussi améliorer l’atmosphère que nous respirons. Et s’il n’y a pas de radon, pensez à respirer un air le plus sain possible quand même.