Le blog Tyeko, infos, points de vue et études de cas

[Fiche pratique] La ventilation mécanique par surpression (VMS)

La ventilation mécanique par surpression, plus couramment nommée VMS (auparavant VMI®, ventilation mécanique par insufflation qui est depuis une marque déposée), est une des solutions pour renouveler l’air de votre habitation ou de votre local de travail.

Parfois mise de côté dans la construction écologique ou dans le cadre d'une rénovation énergétique, elle est pourtant essentielle, autant pour des raisons sanitaires, environnementales, mais aussi légales. Découvrez le fonctionnement de la VMS, son prix, mais également ses avantages, ses inconvénients ainsi qu’un focus concis sur les économies d’énergie à la clé.

VMS-schema.jpg

La ventilation mécanique par surpression, un système au fonctionnement performant

La ventilation mécanique par surpression renouvelle l’air ambiant par insufflation de l’air extérieur dans le bâtiment. Cet air est évidemment filtré et réchauffé avant d’être insufflé à l’intérieur par le biais de grilles de ventilation. Le contact entre l’air nouveau sain et l’ancien air vicié (contenant particules polluantes, poussières et humidité) crée un phénomène de surpression, rejetant ainsi ce dernier à l’extérieur du bâtiment grâce aux bouches d’aérations (évacuations). L’insufflation de l’air propre au sein de l’habitation ou du bureau se fait de manière relativement silencieuse, ce qui n’empêchera pas l’isolation phonique du caisson de ventilation.

L'intérêt d’une VMS

Ce type de ventilation permet un renouvellement performant de l’air d’un bâtiment, en évacuant les particules indésirables pour votre respiration comme les pollens, le radon et les poussières. Pour le bâti en lui-même, l’action de la VMS permet de réduire le taux d’humidité, et par conséquent les risques d’apparition de moisissures, de taches ou d’auréoles aux murs et plafonds. Par la légère surpression produite, la VMS empêche également les entrées intempestives des polluants de l’air intérieur.

Installation et entretien d’une VMS, quelles démarches ?

L'installation d’un système de ventilation par insufflation est relativement aisée, Il s’agira simplement de :

  • Faire poser le ventilateur au sein des combles du bâtiment ou dans un caisson isolé si ceux-ci ne sont pas accessibles facilement, couplé avec une résistance électrique ;
  • Faire installer une bouche d’aération de préférence dans une pièce humide comme la salle de bain, voire deux si l’habitation ou le local dispose d’une grande surface ;
  • La pose de grilles d’aération au niveau des fenêtres et des bouches d'aération pour permettre l’expulsion de l’air vicié.

L’entretien d’une VMS consiste simplement à :

  • Faire appel à un professionnel qualifié RGE, au moins une fois par an, afin que ce dernier vérifie l’état du ventilateur central et des filtres.
  • Changer le filtre généralement une fois par an, même si cela pourra varier selon les conditions atmosphériques de votre région d'habitation (pollution, pollen, humidité, etc.).

Avantages et inconvénients de la ventilation mécanique par surpression

Une ventilation VMS comporte des intérêts :

  • Un assainissement de l’air ambiant intérieur de manière efficace grâce à des filtres performants ainsi qu’au phénomène de surpression.
  • Une installation simple et peu contraignante.
  • Le préchauffage de l’air qui va être insufflé pouvant permettre de réaliser des économies de chauffage.
  • La déshumidification des pièces d’eau comme la cuisine, les WC ou la salle de bain.
  • La qualité optimale de l’air renouvelé pour les personnes souffrant d’asthme ou d’allergie (si utilisation de filtre spécifiques).

Les inconvénients de la VMS à déplorer :

  • Un prix d’achat et d’installation relativement élevé.
  • Un coût annuel d’utilisation à prendre en compte puisque l’air est chauffé par le biais de résistances électriques, (supérieur à une VMC).

Coût d’installation

Le prix de la VMS comprenant achat du matériel et la pose par un professionnel RGE, pourra varier entre 2 000 et 3 500 €, voire 5 000 € pour un modèle haut de gamme performant et silencieux.

La somme à débourser pour son installation pourra ainsi varier selon plusieurs critères :

  • L’agencement du logement ou bureau concerné, concernant notamment l’organisation des pièces et le nombre d’ouvertures disponibles.
  • La surface à ventiler, nécessitant plus ou moins de bouches d’aération et de grilles de ventilation.
  • Le professionnel choisi.

Pour optimiser votre budget, il sera essentiel de :

  • Faire réaliser un « bilan de santé » de votre habitation, couplé avec un audit énergétique afin de définir au mieux vos besoins et apports énergétiques.
  • Faire appel à un artisan ou une entreprise qualifiée RGE, Reconnu Garant de l’Environnement, afin de pouvoir obtenir des aides de l’état pour l'installation et l’achat du matériel, ainsi que pour vous assurer une expertise sans faille.
  • Faire réaliser plusieurs devis auprès de différents professionnels, vous permettant ainsi d’économiser généralement plusieurs centaines d’euros.